07 décembre 2010

Il y a un an

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Il y'a 1 ans à cette heure-ci, j'étais sur un table d'opération, ce n'était pas pour quelque chose de grave, mais jusqu'au dernière moment j'ai failli ne pas le faire.

L'angoisse commença dans la chambre de l'hôpital, c'était du ---> j'y vais, j'y vais pas, l'infirmière vient me dire de prendre la fameuse douche à la bétadine, quelques minutes plus, un jeune sauvageaon brancardier vient me chercher pour enfin passer à l'action, direction le bloc.

Arriver dans le sas avant la salle d'opération, l'anesthésiste vient me poser le cathéter et je pleurs, il essaye de me calmer, me demande ce qui se passe et en bonne bourrique que je suis, je ne réponds pas.

Une fois dans le bloc, ma chirurgienne arrive pour prendre des photos "avant - âpres" et faire des marques au marqueur des zones à opérer,  et là je t'assures que de se retrouver debout à poils devant elle, l'anesthésiste et une infirmière, çela n'a pas arrangée l'amour que j'ai pour mon corps, donc la fontaine à eau est repartie ou plutôt la cascade, je m'en suis voulue d'être là, je me suis même dit que j'aurais du dépenser ce fric dans un sac It bag de chez Chanel.

Ma chirurgienne fait sortie ses deux "collègues" et la voilà qui me parle, m'explique le déroulement des opérations, des résultats qui viendrons dans les semaines à venir, vraiment elle était chouette avec moi, et très compréhensive.

L'opération se passe bien, le réveil par contre, j'ai l'impression d'avoir un poids en dessous de la poitrine, et là je pense à ma fameuse gaine qui doit être déjà mise, et pour la forme, je râle un peu (oui, je suis comme ça), j'ai mal et j'ai froid, hop on me met un aspi pour me réchauffer, deux infirmières arrivent pour me mettre mes super collant de contention, et là punaise, pour m'enfiler ce machin faut bien s'accrocher et je leur glisse au passage qu'il y a déjà la gaine, et une des deux me dit "mais non, la gaine c'est la chirurgienne qui viendra la mettre".

Han.

Ils veulent ma mort. Je ne pourrais jamais vivre empaqueté comme ça.

Dans l'après-midi, ma chirurgienne vient me voir, enlève le pansement pour me montrer le résultat du ventre, je jette un coup d'oeil vite fait car j'ai la trouille des redons, rien que de savoir qu'il y a 20 cm de chaque tuyau dans mon vendre me donnait la nausée. Elle me met la gaine, et ouf sa va, je suis toujours vivante.

Le soir même je fais encore ma râleuse, et là j'étais prête à pas lâcher l'affaire, car j'avais une envie de ...pipi, oui mais l'infirmière vient me voir avec son "haricot", car bien sur interdiction de me lever, mais oui ma poulette on va y croire que je mettre ce truc et faire mon pissou dans le lit. Je lui ai dit que je n'y arriverais, elle m'a dit d'insister et j'ai dit non, ensuite elle vient avec les médocs que je dois prendre et là, c'est chantage "si je vais au wc je prends les médocs, aussi non je ne l'ai prend pas".

J'ai eu droit au regard de tueuse de l'infirmière, qui va voir sa chef, grande chef arrive, je lui explique et commence à faire semblant de pleurer (j'aurais du être actrice), finalement elle est d'accord, et en plus jamais ont aurait cru que j'étais sur une table d'opération 6 heures avant, tellement j'étais en forme.

Le lendemain, une infirmière vient regarder les cicatrices de mes jambes, et toutes fière, je lui dis "c'est sympa, j'ai même pas un bleu" et elle rigole en me disant d'attendre 2/3 jours. Et effectivement quelques jours après, j'avais les jambes, rouge, jaune, noir, et elles avaient triplées de volume, les boules quand tu viens pour une lippo.

Le premiers qui me dit que la chirurgie réparatrice -esthétique ne fais pas mal, je lui balances deux torgnoles, je te le dis poulette, j'en ai chier.

Tout en haut, la photo, c'est une partie de mon corps, enfin un jambonneau qui au départ était une cuisse. Il faut compter 4 semaines pour retrouver un état de jambe humaine, mais, pendant ce temps, la vie est un simple cauchemar, sauf si tu reste : couchée ou assise. Rien que de frôler une partie de la peau du cuissot, tu hurles à la mort, alors je te laisse imaginer quand il faut enlever et remettre le collant de contention, tu reste crispée et en apnée pour ne pas avoir mal. Bien sur le collant de compète tu le gardes jour et nuit pendant 4 semaines.

L'abdominosplatie, qui veut dire, retirage de la peau du ventre qui pendouille, le premier mois, tu peux dormir seulement sur le dos, tu fais quand même quelques essais sur le coté, mais cela ne dure pas longtemps, car ça tire de partout. Pour te coucher, tu t'accroche au drap qui te sers de soutient et tu te laisse glisser doucement sur le lit, pareil pour te relever, sans l'aide de ton drap, tu n'es bonne à rien. Le deuxième mois, tu commences à sentir des piqûres, dans le genre que le chirurgien a oublié son aiguille dans ton ventre, ne t'inquiète pas c'est normal, se sont les nerfs qui reviennent.

J'aurais su qu'il fallait passer par tout ça, et bien franchement, je serais restée avec ma vieille peau qui pend, ma culotte de jument et mes poteaux de genoux. 

Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour être un peu prêt potable :)

Posté par francoise-l à 13:19 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires sur Il y a un an

    ne dit on pas faut souffrir pour être belle
    ben j'chuis pas prête de faire une opé de ce genre .. bien trop la trouille la mere Framboise ....

    Posté par Framboise, 07 décembre 2010 à 14:29
  • Oui mais pour finir le résultat te plait ou pas?

    Posté par hotllywood, 08 décembre 2010 à 16:18
  • pendant les deux premiers mois, je me disais aussi qu'il faut souffir pour être belle, mais là je vais être canon

    Hot, le résultat est bien, mainetnant il ne reste plus que à aimer un peu mon corps

    Posté par Françoise, 10 décembre 2010 à 07:16
  • C'est bien que tu ais fait cette démarche en tout cas

    Posté par hotllywood, 10 décembre 2010 à 18:36
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