03 juin 2011

L'heure est grave

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Hier j'ai répondue oui à une invitation.

Et il y a des jours où je ferais mieux de réfléchir 2 mn avant de donner ma réponse, parce que là...j'angoisse à mort quelques jours avant le grand soir.

Figure-toi que à mon boulot des spécimens ont organisés un dîner sur une péniche pour le départ en retraite d'un collègue, et comme l'organisation a commencée à ce faire lundi, et que ce lundi, j'étais planquée chez moi avec une dent en moins, on m'a vite demandé hier entre deux porte si je venais ..ou pas, mais un peine un oui est sortie de ma bouche glossée de rouge que hop plus personne à coté. 

La première question qui est venue dans ma crinière de blonde, c'est "QUE JE N'AI RIEN A ME METTRE", bonne excuse pour faire encore chauffer la cb tu me diras, mais non, bibiche, je ne sais pas comment il faut s'habiller pour un dîner chic sur une péniche, perso sa me fait mal un peu aux reins d'acheter une robe que je ne pourrais pas remettre après. Donc j'ai passée mon aprém sur le net à chercher la perle, mais rien ne me plaît, c'est mal barré ma biche.

La deuxième question est : vais-je tenir le choc sur la péniche ?, rien qu'une ballade en bateau mouche me donne le mal de mer et en plus, j'ai la trouille de l'eau et puis il y'a quelques années j'ai eu un mauvais souvenir sur une péniche, ou je me suis dit après ça, PLUS JAMAIS, je ne grimperais sur un truc pareil.

Tu veux que je te raconte ?

Je te préviens tout de suite mon poussin, va faire pipi avant de lire et installes toi bien sur ton fauteuil. 

Il y a quelques années en arrière, j'avais fait connaissance d'un jeune, beau, talentueux photographe qui au plus profond de son corps voulait devenir chanteur de rock et il avait même formé un groupe. Un jour il me dit qu'il donne un concert sur une péniche d'un pote à lui et du coup ils vont en profiter pour filmer, et il me demande de venir le maquiller lui et ses potes musicos, en bonne fille que je suis, je dis oui, et ramène avec moi ma meilleur amie Sophie.

Le jour J, sur le quai, devant la péniche, premier problème ---> une espèce de pont en bois sépare le bateau du quai et rien pour se tenir pour monter, heureusement il fessait encore jour et donc ça s'est fait en deux minutes, on rentre dans la cabine ou plutôt l'appartement aménagé, présentation à tout le monde, la soirée se passe bien, cool, la vie est belle.

Et arrive le méga problème ou je serais restée le restant de mes jours dans cette barque flottante, en même temps, je serais pas restée seule, car Sophie serait restée accrochée à mon bras.

La soirée se termine, les invités comment à partir, et là on nous dit, qu'il est impossible d'ouvrir la porte et qu'il faut passer par un autre endroit. Et on nous montre une échelle qui nous emmènes sur le toit au milieu de la péniche et pour rejoindre le fameux pont en bois, nous devons longer la péniche qui est séparée d'un espace de 30 cm entre le toit et le vide, la seine quoi, tout cela retenue par une corde. Quand j'ai vu ça, j'ai refusée de sortir, c'était impossible, l'eau, le vide, la hauteur, non, non, je préfère mourir, mais je veux pas y aller.

Et Sophie qui avait autant la trouille que moi et quand même passée la première et j'ai finis par y aller aussi, et je vais t'avouer un truc, quand j'ai la trouille et bien je rigole, j'y peux rien, c'est nerveux, il devait y avoir 5 metres pour rejoindre l'avant du bateau, j'ai jamais autant suée des mains, et puis une péniche sa tangue et une corde sa bouge, je me souviens plus combien de temps nous avons mis, mais les potes qui nous aidaient à passer étaient vachement zen du boxer.

Mais.

Et oui, y'a un mais.

Souviens toi...le pont en bois....sans rambarde pour se tenir.... et là il y avait en plus, la nuit et un peu de vent.

J'ai cru perdre Sophie quand nous sommes arrivée devant le pont, car Sophie est comme moi, mais en pire, elle peut même pas monter sur une chaise ou elle se retrouve dans le coma, et bien là elle m'a achevée ma copine adorée. Pour moi il était hors de question de passer, en plus le pont n'était pas droit il descendait en pente, je me suis retrouvée assise sur le toit de la péniche à ne plus pouvoir respirer tellement je rigolais, les potes qui cherchaient un moyen de nous faire passer, en nous montrant qu'il n'y avait aucun risque, que l'un nous tiendrait la main pour passer tandis qu'un nous réceptionnerait, tu parles quand une fille à la trouille, elle a la trouille.

Et sophie, décide d'y aller, elle met un pied, puis l'autre et reste bloquée sur le pont, impossible d'aller de l'avant, un des gars essaye de la pousser doucement, elle hurle est repart en arrière, moi, j'étais allongée sur le toit en train de rigoler comme une cinglée. Sophie a fait un deuxième essai en fessant un plus grand pas, histoire d'avoir peu à marcher, et elle ne pouvait plus avancer, un de nos amis à du lui parler doucement pour qu'elle refasse son pas en arrière, Sophie en a eu marre, elle a décidée de ne plus bouger c'était trop pour elle.

Alors

En héroïne, je décide d'y aller.

C'était pas gagnée non plus, sur le coup je me dis "vas y c'est bon, il y en a pour 20 secondes", tu parles, arrivée devant le pont, l'angoisse du vide, la transpiration et ...l'envie de pipi était là, mais, j'arrive quand même à mettre mes deux pieds sur le bois, je fais deux pas, et là je trouve que mon sac à main et hyper lourd sur mon épaule et je sens que à cause de lui je vais tomber dans le vide et me noyer (tu noteras l'imagination que j'ai à ce moment précis), je stop tout ou plutôt cris au pote qui me tient la main "vas y prend mon sac, je sens que je vais tomber à cause de lui", lui sympa, va pour prendre mon sac, et je re hurle "non, non, touche pas à mon sac, il me sert d"équilibre (te marre pas ma biche). Et du coup, je repars en arrière, car je me voyais déjà en train de me noyer.

Les mecs ont commencés à en avoir marre, surtout que certains passer devant nous en portant des caisses, des instruments de musique, pour eux le pont c'était rien. Bon, là fatigue aidant, je vais dire, je refais un essai, mon pote me dit ferme les yeux et je te guide, quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii dans tes rêves mon chéri, je remet mes deux pieds sur le pont, j'avance doucement, je tremble, et je me sens tirer vers l'avant, j'ai pas trop compris comment mais me voilà sur le quai. Et, j'étais hyper fière d'y être à la limite de dire à Sophie, "vas y c'est fastoche ma biche" mais j'ai pas eu le temps, car j'avais toujours envie de pipi et là j'étais à la limite de faire dans mon string, alors je suis partie derrière un arbre, j'ai pas fait gaffe s'il y avait des personnes, j'ai fait mon pissou.

Retour sur le quai, je m'assois au sol, car ma Sophie était toujours sur la péniche, à la limite de la crise de nerf, un des gars à réussi à la faire venir jusqu'au pont et Sophie sentait bien que franchir ce truc à pied, c'était juste pas possible, alors là elle m'a sciée sur place, elle s'est mise à quatres pattes, elle a commencée à avancer, le gars sur le quai tendait sa main pour essayer de la choper, celui de derrière elle, a eu le malheur de lui mettre sa main sur le bas du dos, et Sophie est restée bloquée au milieu du pont, mais là vraiment elle pouvait plus du tout bouger....Et moi qui avait peur pour elle.... Je me marre.

Heureusement le gars du quai a avancé, lui a prit les bras et l'a tirée doucement vers lui et ma  sophie était enfin sur la terre ferme. Depuis cette soirée, plus jamais nous en avons reparlées Sophie et moi, personnes dans nos nouveaux amis n'est au courant.

Voilà, pourquoi aujourd'hui j'ai la trouille de tout ce qui flotte.

Posté par francoise-l à 08:35 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur L'heure est grave

    Votre texte est magnifique. On y entend tellement de choses et de non dits. J’ai un grand plaisir à vous lire.

    Posté par in the spleen, 03 juin 2011 à 09:34
  • mais quelles trouillardes vous faites, Sophie et toi!!!!! remarque ça m'a bien fait rire!!!!! je touve que ces messieurs ont été bien courtois, patients et galants !!!

    Posté par maevina, 03 juin 2011 à 11:24
  • La MODE

    Déjà merci de ton passage et de ton commentaire sur mon blog.
    De superbes photos elles sont magnifiques et tu poses très bien.Le photographe est très bon et j’aime l’originalité des photos.
    Bisous

    Je m’appelle Robson, J’ai 25 ans, je suis styliste, j’habite au Brésil, je suis né à Cianorte, Paraná- Brésil, je ne me souviens pas depuis quand j’ai commencé à aimer la mode. J’ai toujours adoré la mode cella a commencé avec mon premier dessins de mode, à l’âge de 6 ans, et a continué jusqu’a maintenant. Je suis le plus vieux des mes trois freres. Quand j’ètais petit, je coupais les tenues de poupées de ma soeur pendant nos plaisanteries. J’aime ma famille, ils sont ma vie, le début de mon histoire.

    Je voudrais montrer ma vision personnelle de la mode à Paris. J’ai créé le blog: http://WWW.ZOEDEGAIA.BLOGSPOT.COM
    J’ espère que vous apprécierez la visite.

    Posté par Robson Rocha, 03 juin 2011 à 20:48
  • MDRRRRRRRRRRR !

    Posté par joelle, 04 juin 2011 à 14:54
  • In the Spleen ---> MERCI, je suis toute emotionnée à l'interieur de mon corps.

    Maeva ---> j'aurais bien voulue te voir à ma place

    Joelle ---> comme d'hab tu mérites le fouet, je vais finir par comprendre que tu aimes ça

    Robson ---> Je pense que tu as du te tromper de pesonnes, je ne connais pas ton blog et je vais te decevoir, mais ce n'est pas moi sur toutes les photos

    Posté par françoise, 07 juin 2011 à 00:17
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